Odeurs dépouillées
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Extrait  Presse

je t’écris sur la pierre
appuyé sur le bord
de ma fenêtre

je te rêve dans la pierre
par bouquets de cristaux

* * *

le livre entrouvert
sur ton corps dénudé
par la brise feuilleté
livre ses à-côtés

et l’après-midi dépouillé
retrouve l’odeur douce
d’un parfum de papier

* * *

nous longerons furtifs
les immeubles crédules
les murs aux multiples secrets
le boulevard sera vide
entre les voitures grouillantes
la ville ses odeurs
bientôt seront pliées

et soudain si légers
à nous croire envolés
nous foncerons vêtus
de nos seuls regards

 

© 2024 - Daniel Pierre Brivet